2 février 2010

Conseil d'arrondissement du 1er février

Lors du Conseil d'Arrondissement du 1er février, j'ai proposé au vote de mes collègues élu-e-s 3 délibérations concernant ma délégation.
Au titre de la Mémoire, j'ai présenté la subvention au Comité du 3e arrondissement de la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc, Tunisie). La FNACA participe, avec les autres associations d'anciens combattants, à la préservation et la transmission de la Mémoire, à l'occasion des nombreuses cérémonies commémoratives qui ponctuent l'année. Les associations d'anciens combattants participent aussi à la transmission des valeurs républicaines et à l'éducation citoyenne en s'impliquant activement aux côtés de la Mairie du 3e sur des projets en  direction des scolaires. Ainsi, tous les ans, nous recevons en Mairie plusieurs classes de primaire pour un Rallye-Mémoire en partenariat avec l'ONAC. De nombreuses expositions et conférences sont aussi organisées à l'occasion des cérémonies commémoratives. En 2009, par exemple, un travail important a été réalisé sur le 65e anniversaire de la Libération de Paris, sous le titre "Le 3e Libéré" (conférence, expo, etc.).

Au titre le la Culture, j'ai présenté la subvention au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, musée du 3e, connu internationalement pour la qualité de ses collections et de ses expositions temporaires et acteur culturel majeur de notre arrondissement. A noter la particularité de ce Musée : il est subventionné, à parts égales, par la Mairie de Paris et par l'Etat.
Enfin, au titre de la Culture et de la délégation Droits de l'Homme de Flora Bolter (absente au Conseil et pour laquelle je rapportais), j'ai présenté la subvention à l'association  Atelier Projet pour l'exposition "Les Condamnés : dans mon pays ma  sexualité est un crime", actuellement visible dans le péristyle de la Mairie du 3e.


Ces trois délibérations ont reçu l'assentiment unanime du Conseil d'Arrondissement.

1 février 2010

Les Condamnés

 
Forte affluence à l'occasion du vernissage "Les Condamnés : dans mon pays, ma sexualité est un crime", projet d'exposition accompagné d'un catalogue, soutenu par le Conseil Régional Ile-de-France, la Mairie de Paris, la Fondation Pierre Bergé et, bien entendu, la Mairie du 3e. 
De nombreux adjoints au Maire de Paris (Christophe Girard, François Dagnaux, Camille Montacié), des conseillers de Paris (Pierre Aidenbaum, Philippe Ducloux, Gauthier Caron-Thibault), des élus du 3e (Christine Frey, Flora Bolter et moi-même) étaient présents ainsi que de nombreux représentants associatifs. Il faut rappeler que le 3e accueille sur son territoire, à la fois, le Centre LGBT (rue Beaubourg) et l'Inter-LGBT, qui fédère des dizaines d'associations LGBT (Maison des Associations du 3e) !
Le Maire, Pierre Aidenbaum, Maire du 3e, Christophe Girard, Adjoint au Maire de Paris, Philippe Ducloux, Conseiller Régional, ont félicité le porteur de ce beau projet, Philippe Castetbon, et rappelé que de nombreux pays dans le monde continuaient à pénaliser les personnes LGBT. Même dans notre pays, les gays et les lesbiennes sont "moins égaux" que les autres (homophobie, pas d'accès au mariage ou à l'adoption).
Philippe Castetbon a, quant à lui, dédié cette exposition aux 51 gay qui ont pris le risque d'envoyer leur photo pour donner une représentation humaine, à défaut d'une identité, aux millions de personnes LGBT menacées dans le monde.

Venez nombreux voir cette exposition, jusqu'au 28 février, dans le péristyle de la Mairie du 3e !

Je profite de ce billet pour mettre en lumière l'action de l'ARDHIS, une association qui aide les LGBT sans papiers à faire valoir leurs droits et à obtenir un titre de séjour afin d'éviter une expulsion vers des pays qui les oppriment.

28 janvier 2010

Dans mon pays, ma sexualité est un crime...

Je suis très fier d'accueillir en Mairie du 3e ce beau projet artistique et engagé de Philippe Castetbon : Les Condamnés.
Pour ces gays du monde entier, Internet est le seul lieu d'expression et de (toute relative) liberté. Grâce au réseau des réseaux, Philippe Castetbon a récolté des dizaines de témoignages sur la vie quotidienne de ces hommes qui  vivent dans la peur et dont les amours sont niées et violemment réprimées. Les photos reçues par Philippe Castetbon sont belles et émouvantes. On ressent, en les voyant, cette volonté de témoigner mais, aussi, cette envie de dire "j'existe" à travers ce geste artistique !
Je suis aussi fier de participer (modestement) à ce projet parce qu'il faut, sans cesse, rappeler qu'une homophobie d'Etat, une homophobie sociale violente, menace des millions de gays, de lesbiennes, de trans à travers le monde.
Parce qu'il faut, sans cesse, rappeler que ces pays qui condamnent, excluent, emprisonnent, relèguent et parfois même exécutent les gays, les lesbiennes et les trans, sont aussi parfois des pays avec lesquels la France fait cyniquement des affaires ou du commerce !
Parce qu'il faut, sans cesse, rappeler que le gouvernement  français expulse régulièrement des gays, des lesbiennes ou des trans vers des pays où leur intégrité physique est gravement menacée.
Parce qu'il faut, sans cesse, rappeler que l'homophobie, même en Europe, reste un mal endémique, insidieux, dont on perçoit, de temps en temps, les bouffées les plus violentes à travers les agressions, les meurtres d'homosexuels mais qui, au quotidien, ronge la vie des victimes de cette oppression constante.
Parce qu'il faut enfin rappeler que, dans notre pays, les gays et les lesbiennes sont toujours interdits de mariage et d'adoption, qu'ils sont toujours, de fait, considérés comme des sous-citoyens à qui certains droits sont refusés au motif d'une vision archaïque et conservatrice de la famille, à mille lieux de la devise de notre République "Liberté, Egalité, Fraternité".

27 janvier 2010

Esprit Public recevait François Chérèque...

Disponible, à l'écoute et maitrisant parfaitement son sujet, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT a fait salle comble, hier soir en Mairie du 3e. Plus de 200 personnes étaient venues l'entendre sur le thème de la soirée : "la crise sociale".
Pour lui, la crise financière et, son corollaire, la crise sociale trouvent leur origine dans une crise bien plus profonde du capitalisme mondial : la crise de sens. En effet, petit à petit, les entreprises dont l'objectif initial était de produire des biens ou des services, se sont transformées en machine à créer des moyens financiers. Ce changement du "sens" de ce qu'est une entreprise a eu des impacts majeurs, à la fois sur la répartition des richesses, sur l'environnement mais aussi, plus insidieusement, sur l'organisation du travail dans les entreprises. Ainsi, la crise financière est-elle d'abord le symptôme d'une crise morale et "sociétale".
Cependant, une des conséquences "heureuses" de cette crise est que certains discours qui étaient souvent taxés de "ringards", sont désormais écoutés. La dénonciation des salaires astronomiques de certains dirigeants fait désormais la Une de la presse et oblige le gouvernement à céder (comme sur l'affaire récente de Mr Proglio). De même, la pression insoutenable que fait peser la nécessité de rentabilité financière sur les organisations de travail est désormais mieux prise en compte dans le discours public.

Pour F. Chérèque, la gauche française se trompe dans son analyse de la répartition des richesses. Le problème n'est pas seulement dans le transfert de la valeur ajoutée des salaires vers le capital mais aussi dans la redistribution entre les salariés.
Ainsi, on distingue aujourd'hui trois catégories de salariés dont les situations diffèrent radicalement. Les salariés "pauvres" (précaires) ont des salaires systématiquement tirés vers le bas. Les salariés au SMIC voient leur salaire augmenter plus vite que les salaires moyens. Les hauts salaires (du premier décile) explosent avec des managers intéressés à la rentabilité financière de l'entreprise.
Deuxième élément, plus spécifique à la France, la redistribution vers les actionnaires s'est faite au détriment des investissements et de la recherche, choisissant de fait le bas de gamme (nous mettant en concurrence avec des pays plus pauvres et plus compétitifs sur ce secteur) et appauvrissant mécaniquement le pays (attitude complètement inverse de nos voisins allemands qui ont massivement investi dans la recherche et dans le haut de gamme).
Suite à cette rapide analyse, la question se pose de savoir où en est-on ?
La situation économique n'est toujours pas bonne pour les salariés (100.000 chômeurs de plus en 2010). Les plans sociaux perdurent dans les petites et moyennes entreprises et l'Etat n'agit pas pour préserver les compétences et aider les entreprises à "passer la crise" en mobilisant, par exemple, massivement le chômage partiel. Le problème de pouvoir d'achat reste entier. Dans certains cas (ex.: Caterpillar) le sauvetage du site a été réalisé en augmentant la pénibilité du travail et en supprimant des primes... ce qui aura, à terme, des impacts sur la consommation, d'une part et sur les systèmes de santé, d'autre part.

La CFDT propose trois pistes dans le cadre d'un sommet social qui ne serait pas uniquement centré sur les retraites :
1) Réparer la crise (à court terme) en aidant mieux les 800.000 personnes qui seront en fin de droits en 2010, en renforçant de manière pérenne les moyens de Pôle Emploi, en renforçant notre dispositif de formation.
2) Préparer demain, en négociant dans toutes les entreprises sur la sortie de crise (faire le choix de l'emploi plutôt que celui des heures supp. défiscalisées ou des contrats précaires de type CDD, négocier sur le pouvoir d'achat, sur l'accès des jeunes à l'entreprise pour conserver le savoir faire des seniors qui vont la quitter).
3) Construire l'avenir en réinventant une organisation où les objectifs de l'entreprise sont discutés avec les salariés, avant d'être entérinés par les actionnaires et les managers. Ainsi, la rémunération des managers pourrait être indexée sur l'atteinte de ces objectifs,  à la fois financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.

Suite à cet exposé, les questions-réponses se sont succédées, permettant à François Chérèque de revenir sur le sujet du moment (les retraites) et sur bien d'autres questions (la pénibilité au travail, la syndicalisation dans les TPE, les questions de formation, la CES, etc.).

Prochaine réunion Esprit Public, dans le cadre des festivités du Nouvel An Chinois en Mairie du 3e, le mercredi 17 février à 19h, sur le thème "Où va la Chine" avec comme invité exceptionnel Jean-Luc Domenach.

20 janvier 2010

Mes voeux aux acteurs culturels du 3e


Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs,

Je veux, d'abord, remercier Pierre Aidenbaum pour l’organisation de cette cérémonie de vœux. Les acteurs culturels du 3e… (musées, centre culturels mexicain, suédois, suisse, bibliothèque Marguerite Audoux, conservatoire du Centre, Ecole Duperré, galeries d’art, artisans d’art mais aussi artistes habitant le quartier, associations culturelles)… sont des moteurs, parmi d’autres, de l’activité économique locale et contribuent au rayonnement international de notre arrondissement.

La culture, comme le reste de la société, souffre de la crise économique et sociale actuelle. Dans ce contexte morose, l’action culturelle est, et doit rester, porteuse d’espoir, de partage, de solidarité et de gaité !  
La Gaité sera la grande affaire de 2010 pour notre arrondissement ! Je veux parler de l’ouverture en novembre d’un nouveau lieu dédié aux musiques actuelles et aux arts numériques qui va donner un essor formidable à toute cette filière artistique et une dynamique nouvelle au quartier Arts-et-Métiers.
En attendant l’inauguration de la Gaité, la Mairie du 3e participera, pour la 3e année consécutive, aux Nuits Blanches. En remontant dans le temps, à la rentrée se déroulera Festival du blog BD qui accueillera les stars des blogs BD en chair et en os. Au début de l’été, la rue Eugène Spuller accueillera également la nouvelle édition du Festival Soirs d’été. Le Festival des Cultures Juives, quant à lui, investira de nombreux lieux des 3e et 4e dans le courant du mois de juin.
Enfin, très bientôt, le dernier week-end de mai, un grand nombre des acteurs culturels de l’arrondissement participeront à la deuxième édition de Nomades, notre parcours culturel et artistique. Conçu comme un moment d’échange, de partage, de découverte, Nomades ouvre les portes des lieux de culture, supprime les frontières entre les diverses disciplines artistiques et donne à tous un accès privilégié aux trésors culturels et artistiques de notre arrondissement. 
Un grand merci à toutes et tous, parce que c’est vous, votre énergie, votre créativité, qui faites la richesse et le succès de cet évènement ! 
Enfin, tout au long de l’année, nous continuerons à accueillir des évènements en Mairie : les conférences Esprit Public et Lundis des Arts, le Nouvel An chinois, les Temps Libres, des expositions dans le péristyle, et nous soutiendrons autant que possible, et dans la mesure de nos moyens malheureusement limités, les projets portés par les habitants ou les Institutions de notre arrondissement. Par exemple, nous travaillons avec les Conseils de Quartier, sur des expositions de photos « hors les murs » (en particulier, sur les grilles du square du Temple).
Ces évènements sont, pour la plupart, gratuits et permettent à tous, y compris les plus défavorisés de nos concitoyens,  d’avoir accès à une programmation culturelle variée et de qualité.

Encore une fois, bonne année à toutes et à tous… une année 2010 pleine de Gaité !

17 janvier 2010

2010 : une année pleine de Gaité !

Cette semaine, l'équipe municipale présentera ses vœux aux habitants (les 19 et 22 janvier, à 19h).
Pour la délégation Culture, l'année 2010 sera une année définitivement "numérique" avec l'ouverture au public de la Gaité, ex-Gaité Lyrique, LE nouveau lieu parisien dédié aux musiques actuelles et aux arts numériques. Cet équipement, tant attendu, contribuera au rayonnement international du centre de Paris, renforcera l'offre culturelle locale et donnera un nouveau souffle au quartier Arts-et-Métiers. Pour accompagner l'ouverture de la Gaité, une Commission spécifique a été constituée au sein du Conseil de Quartier Arts-et-Métiers. N'hésitez pas à y participer (le prochain Conseil de quartier Arts-et-Métiers aura lieu le samedi 30 janvier, à 10h30, à la Mairie du 3e) !

Autre innovation cette année, le secteur culturel étant un des moteurs économiques de notre arrondissement. j'aurai le plaisir d'accompagner Pierre Aidenbaum et Yann Marteil (adjoint en charge du Développement économique) à l'occasion des vœux de l'équipe municipale aux acteurs économiques et culturels (le 20 janvier, à 19h).

En 2009, les acteurs culturels du 3e se sont fortement mobilisés autour d'un projet (Nomades, parcours culturel et artistique du 3e) qui avait pour but de favoriser les rencontres et les échanges entre les habitants du 3e (mais aussi les franciliens et les touristes) et les acteurs de la culture et de l'art vivant de nos quartiers.
Malgré la pluie battante qui a perturbé la première édition, la plupart des participants à Nomades ont souhaité réitérer l'expérience pour faire vivre l'art et la culture pour tous, partout, en privilégiant la découverte, l'accessibilité et la gratuité.

8 janvier 2010

L'Or by Duperré

"Duperré" est un proche voisin de la Mairie et une école de réputation internationale qui forme, depuis 1856, aux métiers de la création. Élément du patrimoine vivant de notre arrondissement, cette école est malheureusement peu connue des habitants du 3e.

En présence de Jean-Pierre Mongenie, directeur de l’école  supérieure des arts appliqués Duperré, et des professeurs Dianna Brennan, Françoise Fabre et Olivier Henry, nous avons inauguré hier, en Mairie, l'exposition des travaux des sections  "Diplômes des Métiers d’Art Textile".

Pourquoi "L’Or" ?
Ce métal fut et reste une matière source d’imaginaires précieux. Les élèves ont travaillé pendant une année sur ce sujet, initié par une rencontre avec un brodeur d’or laotien. Véritables « chercheurs » d’or, ils proposent en « orfèvres » quelques  pépites  et trésors, des poussières et des souvenirs tissés, brodés et mêmes cousus d’or !


Le résultat de ces travaux est exceptionnel !

A ne pas rater, jusqu'au 20 janvier, dans le péristyle de la Mairie du 3e.